Présentation

Fermer Commander

Fermer Nouveautés

Fermer Prix et concours 2016

Fermer Liens audio - Conférences

Fermer Pour Maya

Fermer Le Lundi, c'est poésie !

Fermer Le lundi, c'est poésie - 2016

Fermer Le Lundi, c'est poésie ! - 2017

Fermer Evènements

Fermer Evènements 2014

Fermer Evènements 2015

Fermer Evènements 2016

Fermer Evènements 2017

Fermer Extraits par thèmes

Fermer Ils chantent la poésie

Fermer Mes Poésies

Fermer Mon inspiration

Fermer Partenaires

Fermer Presse

Fermer Remerciements

Calendrier
Sondage
Comment avez-vous connu le site?
 
Par Karine
Carte de visite
Facebook
Connaissance
Lors d'une manifestation
Par hasard
Résultats
Webmaster - Infos
Recherche



Visites

 92514f visiteurs

 9 visiteurs en ligne

Menu
Le Lundi, c'est poésie ! - Lundi 28 Décembre-Baudelaire-L'invitation au voyage

BAUDELAIRE  (1821 - 1867)

 

"L'Invitation au voyage", sans doute l'une des création poétique mélodieuse dans la langue française, paraît en 1855. Sous le même titre, un "poème en prose" est publié deux ans après celui-ci dans ce recueil que Baudelaire aurait appelé Petits poèmes en prose ou Le Spleen de Paris, s'il n'était mort avant de l'avoir achevé (1867).

Il y développe le même désir de s'évader avec l'aimée vers une terre de bonheur qui lui ressemble. Un élan créateur qui rappelle la musique de Weber (rondo pour piano) déjà évoquée par Nerval: "Un musicien a écrit L'Invitation à la valse ; quel est celui qui composera l'Invitation au voyage, qu'on puisse offrir à la femme aimée, à la soeur d'élection?

"... C'est là qu'il faut aller vivre, c'est là qu'il faut aller mourir!" (ibidem): l'invitation au voyage s'achève dans l'anéantissement de l'être. Puisque l'"éclair" du plaisir conduit aux portes de la (petite) Mort, celles des amants est leur seul "vrai pays de Cocagne".

 

 

L'Invitation au voyage

 

   Mon enfant, ma soeur,

   Songe à la douceur

D'aller là-bas vivre ensemble!

   Aimer à loisir

   Aimer et mourir

Au pays qui te ressemble!

   Les soleils mouillés

   De ces ciels brouillés

Pour mon esprit ont les charmes

   Si mystérieux

   De tes traitres yeux,

Brillant à travers leurs larmes.

 

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

   Des meubles luisants,

   Polis par les ans,

Décoreraient notre chambre;

   Les plus rares fleurs

   Mêlant leurs odeurs

Aux vagues senteurs de l'ambre,

   Les riches plafonds,

   Les miroirs profonds,

La splendeur orientale,

   Tout y parlerait

   A l'âme en secret

Sa douce langue natale.

 

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

   Vois sur ces canaux

   Dormir ces vaisseaux

Dont l'humeur est vagabonde;

   C'est pour assouvir

   Ton moindre désir

Qu'ils viennent du bout du monde.

   Les soleils couchants

   Revêtent les champs,

Les canaux, la ville entière,

   D'hyacinthe et d'or;

   Le monde s'endort

Dans une chaude lumière.

 

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

 

Les Fleurs du mal, "Spleen et Idéal"


Date de création : 06/01/2016 @ 12:00
Dernière modification : 26/05/2016 @ 15:21
Catégorie : Le Lundi, c'est poésie !
Page lue 2126 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article



Texte à méditer :   «... Il ne peut exister sous le soleil d’œuvre plus absolument estimable, plus suprêmement noble, qu’un vrai poème, un poème per se, un poème qui n’est que poème et rien de plus, un poème écrit pour le pur amour de la poésie»   Edgar Allan Poe
^ Haut ^